Tardieu de Saint-Marcel, Charles-Martel, ou La France délivrée

Tardieu de Saint-Marcel publie en 1806 cette épopée historique, en douze chants.

Décrivant les travaux de terrassement du Sarrasin Hismar, le poète emprunte au chant 3 de L'Homme des champs un hémistiche, que nous signalons par des italiques.

Dès que la nuit du jour a dissipé le reste,
Il fait creuser la terre, et dans son vaste sein,
Vis-à-vis de la tour, fait ouvrir un chemin.
Des rochers tout entiers, vieux ossemens du monde,
Sont tirés à l'envi de cette nuit profonde;
Sont taillés ou fendus par des bras vigoureux.
Dix jours sont employés à cet ouvrage affreux1.

Vers concernés : chant 3, vers 340

Plagiat, réminiscence ou hommage discret, la formule est à rattacher à la façon dont l'auteur félicite Delille, dans sa préface, d'avoir prouvé par sa traduction de l'Énéide “que notre versification est aussi épique que celle des autres pays2”.

  • Accès à la numérisation du texte : Gallica.

Auteur de la page — Hugues Marchal 2019/08/06 14:13
Relecture — Morgane Tironi 2022/08/18 15:30


1 André-Philippe Tardieu de Saint-Marcel, Charles-Martel, ou La France délivrée, poème héroïque en 12 chants, Paris, Marié et compagnie, 1806, p. 298.
2 Id., p. x.