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Guillon, La Fontaine et tous les fabulistes

L'abbé Guillon publie en 1803 une édition commentée de La Fontaine en deux volumes, La Fontaine et tous les fabulistes, ou, La Fontaine comparé avec ses modèles et ses imitateurs, qui tente de retracer les liens intertextuels que les fables entretiennent, en amont en aval, avec d'autres textes1.

Commentant “Le lion et le moucheron” (Fables, II, 9), Guillon s'arrête sur les vers “L'insecte, du combat se retire avec gloire : – Comme il sonna la charge, il sonne la victoire”, pour y voir l'une des sources de Delille, dans L'Homme des champs. Mais loin d'accuser le poète moderne de plagiat, il joue son imitation “admirable2”.

Vers concernés : chant 3, vers 569-572.

Cet éloge n'est pas isolé. En effet, Guillon cite encore les Jardins comme un texte faisant autorité pour une question de lexique3, ainsi que la traduction des Géorgiques par celui qu'il nomme “Virgile Delille4”.

L'ouvrage fera l'objet en 1829 d'une édition remaniée.

  • Accès à la numérisation du texte : HathiTrust.

Auteur de la page — Hugues Marchal 2019/06/18 20:55


1 Marie-Nicolas-Silvestre Guillon, La Fontaine et tous les fabulistes, ou, La Fontaine comparé avec ses modèles et ses imitateurs, Paris, Vve Nyon, 1803.
2 Id., t. I, p. 102.
3 Id., t. I, p. 266.
4 Id., t. II, p. 342.