Blandin, "Une journée de dimanche aux Eaux-Bonnes" (L'Écho des vallées)

Bref récit d'excursion dans une station thermale, “Une journée de dimanche aux Eaux-Bonnes”, par Blandin, paraît le 10 août 1837 dans L'Écho des vallées1. Le texte, digne d'un Homais par son moralisme et sa propension à flatter les édiles locaux, a une dimension nettement publicitaire ; il vante la station.

Blandin mobilise deux vers de L'Homme des champs, sans mention d'auteur.

A dix heures, nous entrions aux Eaux-Bonnes, annexe du village d'Aas, et nos regards se portaient avec un intérêt marqué sur diverses maisons d’architecture moderne, telles que les réclamait depuis long-temps la présence de trois mille étrangers, choisis dans les premières classes de la société, et qu’attirent annuellement dans ces Thermes, devenues l’aristocratie de la bonne compagnie et du goût, la beauté des sites et l’action bienfaisante des eaux.

Et cependant ces lieux enchanteurs, où comme on l’a dit avec raison,

Tous lassant de leurs maux, valets, amis, voisins,
Veulent être guéris, mais surtout être plaints,

ne présentaient, à cette heure de la journée, que l’image d’un désert ; car chacun, devançant des plaisirs par l'accomplissement d’un devoir s'était rendu à l’élégante Chapelle dont la munificence départementale a doté ce bel Etablissement, inspiration heureuse, pour ne pas dire sublime, puisque c’est précisément à ceux qui ont connu les déceptions et le vide du monde à mieux apprécier des dogmes consolateurs, puisque nulle part, la religion ne devait se montrer plus que là, avec toute sa simplicité, sa vérité et sa grandeur2.

Vers concernés : chant 3, vers 293-294.

  • Accès à la numérisation du texte : Gallica.

Auteur de la page — Hugues Marchal 2019/06/16 20:48


1 Blandin, “Une journée de dimanche aux Eaux-Bonnes”, L'Écho des vallées : journal de Bagnères-de-Bigorre et des autres établissements thermaux des Pyrénées et de la Haute-Garonne, 10 août 1837, p. 1-2.
2 Id., p. 1.